Thierry Plancq est le papa de Laura, 9 ans. Il a pris dix-huit mois de congé de présence parentale à partir de mai 2006.
« Avec mon épouse, Sandrine, nous souhaitions travailler tous les deux à mi-temps pour être présents à tour de rôle auprès de Laura. Mais sa demande a été refusée, alors que j’ai obtenu de mon côté un congé de présence parentale (CPP) à 100 %. J’ai commencé au moment où notre fille entrait au centre hospitalier de Lille pour un nouveau séjour de quelques semaines. Laura souffre du syndrome de Lennox-Gastaut, une encéphalopathie qui entraîne des crises d’épilepsie sévères, résistantes aux traitements. Mon congé était indispensable pour passer du temps près d’elle et la soutenir.
« Je travaille dans une grande entreprise d’agroalimentaire qui emploie quatre cents salariés. Mon patron a été très ouvert et compréhensif. Ce congé est un droit que l’employeur ne peut normalement pas refuser, mais la taille de l’entreprise rend plus facile l’organisation d’une longue absence.
« Avant cela, nous prenions des congés et beaucoup d’arrêts maladie. Cela ne pouvait pas durer, et j’ai eu envie de rendre officielle ma présence auprès de ma fille. Côté budget, le manque à gagner est évident : l’équivalent de trois mois de salaire sur les dix-huit mois. Malgré tout, je suis content d’être resté près de Laura au moment où elle en avait le plus besoin, mais aussi auprès de sa sœur, Fanny, 11 ans, et de leur maman. Aujourd’hui, j’ai pu aménager mes horaires et je ne travaille que le week-end. Laura est à la maison toute la semaine et je continue à m’occuper d’elle. »
Article rédigé par le Magazine Déclic
L’essentiel sur les risques de la vie



