Tout savoir sur les risques de la vie

Tout savoir sur les risques de la vie

Des stages proposés en pré-orientation pour un véritable projet professionnel ?

André Kriticos est directeur du centre de pré-orientation de Marseille, où une quarantaine de personnes handicapées sont accueillies pour des stages de 6 à 12 semaines.

« Le but des centres de pré-orientation est de placer les personnes handicapées en situation de travail pour identifier et valoriser les expériences acquises, les aptitudes qu’elles vont pouvoir développer. Différents ateliers permettent d’élaborer un projet professionnel précis, en fonction des envies et des difficultés rencontrées. Le lien entre ces ateliers (d’évaluation du niveau scolaire, des aptitudes techno-gestuelles, de création manuelle, etc.) et le projet de la personne est permanent. Un bilan de parcours est réalisé chaque semaine par nos équipes de médecins, psychologues, moniteurs d’ateliers, en présence de la personne handicapée et de sa famille.

Nous sommes également en lien permanent avec les Cap emploi, l’ANPE, les hôpitaux et les centres de rééducation, mais aussi avec les employeurs. Le bilan que nous proposons est validé par un stage en entreprise d’une durée de quinze jours renouvelables si besoin. Nous poursuivons cet accompagnement au moment de l’embauche et même au-delà, sur demande des usagers et de leur famille. Lors de cette phase d’information et de sensibilisation, nous nous assurons que les futurs collègues et l’employeur connaissent les difficultés de la personne et que ces dernières seront bien prises en compte.

Depuis la création de notre centre en 1980, plus de 20 000 personnes ont effectué un stage dans le centre de pré-orientation de Marseille. La moitié d’entre elles ont ensuite suivi une formation qualifiante et ont trouvé du travail, 30 % sont reparties avec une idée précise de ce qu’elles voulaient, pouvaient faire et des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, 10 % sont retournées en parcours de soins et les 10 % restants en milieu protégé. »

Article rédigé par le Magazine Déclic