Sabine Deloux est responsable du Sameth (service d’appui au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés) de Colmar.
« Les salariés confrontés à une restriction d’aptitude pour leur poste de travail, du fait d’un handicap ou d’une maladie professionnelle, ont un risque important de perdre leur emploi. La formation peut alors être le moyen de conserver sa place. Pour un salarié qui travaille encore dans l’entreprise, le congé individuel de formation (CIF) est la principale mesure utilisée. Ce congé est intéressant car il permet de conserver une rémunération proche du salaire. Avant de se former, les personnes ont la possibilité de demander un bilan de compétences, une façon pour elles d’évaluer leurs aptitudes et leurs motivations. Le projet professionnel est ainsi précisé.
« Pour participer à ces formations de droit commun, les personnes doivent être reconnues travailleurs handicapés et être suffisamment autonomes. Dans le cas contraire, elles ont la possibilité de suivre des formations plus spécifiques et adaptées à tous les handicaps, dans un centre de rééducation professionnelle. Les deux orientations relèvent de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). En Alsace, en 2007, nous avons eu 109 demandes de bilan de compétences et, au final, 38 personnes handicapées ont suivi une formation de droit commun. »
À noter
Les formations de droit commun : plan de formation de l’entreprise (placé sous la responsabilité de l’employeur), congé individuel de formation (CIF), droit individuel à la formation (DIF). Ces mesures sont financées par l’intermédiaire du Fongecif (l’organisme de financement du congé individuel de formation), par les employeurs et les branches professionnelles.
L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) peut apporter des aides financières complémentaires.
Article rédigé par le Magazine Déclic
L’essentiel sur les risques de la vie



