Les déficiences auditives (ou surdité) correspondent à une élévation du seuil de l’audition communément caractérisée et mesurée par la perte auditive, c’est-à-dire l’atténuation des sons ressentis par le malentendant. Elles sont classées selon différents critères dont les plus utilisés sont l’importance de la perte auditive et la localisation de l’altération. Ainsi, les déficiences auditives vont de la surdité légère (lorsque la perte est de 20 à 40 décibels) à la surdité profonde (pour une perte supérieure à 90 décibels).
Quant à la localisation, on dit qu’il y a une déficience de transmission lorsque les oreilles externes ou moyennes sont atteintes : il en résulte une mauvaise transmission des sons à l’oreille interne. Les déficiences de perception correspondent à une altération de l’oreille interne ou du nerf auditif : ce type de surdité compromet gravement la compréhension de la parole et suscite souvent une hypersensibilité aux sons forts. Les déficiences mixtes sont une combinaison des deux cas précédents.
Les causes et les modes d’apparition d’une déficience de l’audition sont nombreux. Elle peut exister à la naissance, s’installer brusquement ou encore se manifester de façon progressive. En 2008, on estimait à 5 millions le nombre des déficients auditifs en France métropolitaine.
On distingue habituellement :
- la surdité légère, qui correspond à une perte auditive de 20 à 40 décibels. Elle provoque une gêne pour suivre confortablement une conversation courante. Pour l’enfant scolarisé, l’effort pour bien comprendre son interlocuteur est constant, et cela provoque une fatigue qui peut retentir sur la qualité des apprentissages ;
- la surdité moyenne, qui correspond à une perte auditive de 40 à 70 décibels. L’interlocuteur doit parler fort pour être entendu. Des troubles du langage et de l’articulation importants se développent chez l’enfant qui n’est pas rééduqué ou appareillé ;
- la surdité sévère, qui correspond à une perte auditive de 80 décibels. La voix forte est perçue sans toutefois être comprise. L’accès spontané au langage oral est impossible ;
- la surdité profonde, qui correspond à une perte auditive supérieure à 90 décibels. La perception de la voix est impossible.
En cas de surdité sévère ou profonde, l’appareillage, la rééducation ou l’utilisation d’une communication alternative (langue des signes) sont indispensables pour préserver un développement intellectuel et psychique satisfaisant. La notion de handicap lié à la surdité profonde reste néanmoins controversée. Certains défenseurs de la langue des signes estiment que l’usage de ce type de communication très performant n’est pas un handicap
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