La malvoyance, ou amblyopie, est définie par une acuité visuelle inférieure à 3/10 et un champ visuel réduit à 30 degrés. Réglementairement, on parle de cécité quand l’acuité est inférieure à 1/20 et le champ visuel réduit à 10 degrés, ce qui inclut les aveugles au sens strict (aucune perception visuelle). La personne malvoyante peut éprouver des difficultés pour la lecture et le contrôle visuel, mais parvenir à s’orienter dans les grands espaces, ou bien, à l’inverse, arrive à lire, mais éprouve des difficultés pour se repérer dans l’espace.
La vision peut aussi être floue, limitant la perception des formes et des lumières. La cécité, quant à elle, signifie la perte de toute capacité visuelle fonctionnelle. Cependant, le handicap qu’elle induit varie considérablement d’une personne à l’autre et se trouve lié à l’âge d’entrée dans la non-voyance. L’aveugle de naissance apprendra vite à se reposer sur ses autres sens (le toucher pour la lecture du braille, par exemple), alors que l’éventuelle vision résiduelle d’une personne devenue aveugle apparaîtra davantage comme une gêne pour son autonomisation.
La cécité peut être congénitale ou acquise. Elle est souvent le résultat d’anomalies dans le système visuel « périphérique », à savoir les yeux et les nerfs optiques. Cependant, on parle aussi de cécité lorsque les aires du cerveau qui traitent les informations visuelles sont atteintes, ce qui peut mener à des cas de « vision aveugle », où la personne ne perçoit pas les informations qui lui parviennent, alors que tout le reste du système de perception visuelle est intact.
Des matériels particuliers existent pour les personnes aveugles : ils leur permettent un accès facile à tout texte écrit sur papier ou dans un fichier informatique en le convertissant en braille, mais traduisent aussi en « noir » leurs propres écrits en braille. Équipés de ce type d’aides techniques, les aveugles ont un très bon potentiel d’intégration scolaire et professionnelle.
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