Tout savoir sur les risques de la vie

Tout savoir sur les risques de la vie

Orientation en classe ordinaire d’un enfant handicapé, selon quels critères ?

Mireille Giraud, enseignante référente au sein de l’académie de Montpellier.

« Les capacités d’apprentissage de l’enfant comptent beaucoup. Généralement, la question se pose à l’issue de la dernière année de maternelle. À ce moment-là, comme d’ailleurs pour les enfants valides, il doit avoir fait des acquisitions graphiques (qui préfigurent la capacité à écrire), phonologiques (capacité à distinguer des sons proches comme t/d, p/b, f/v), et au niveau du langage. En l’absence de ces pré-requis, on se dirige quasi inévitablement vers un échec en classe de CP, notamment pour l’apprentissage de la lecture. Lorsqu’un doute persiste, on demande le maintien de l’enfant une année supplémentaire en grande section maternelle.

Nous tenons compte également des habiletés sociales de l’enfant. Il doit savoir vivre en collectivité, supporter et intégrer certaines règles. Même si un AVS peut être nommé pour l’aider, ces fondamentaux doivent être acquis. Certains troubles envahissants du comportement (un enfant qui crie beaucoup, qui cherche continuellement à se sauver) sont des obstacles infranchissables pour une scolarisation en milieu ordinaire. D’où l’importance du diagnostic posé par le psychologue scolaire qui appartient à l’équipe de suivi de scolarisation.

Évidemment, l’orientation n’est pas une science exacte. Par ailleurs, la réussite d’un projet de scolarisation en milieu ordinaire dépend d’autres facteurs que les aptitudes de l’enfant, comme la capacité d’accueil de l’école, la pédagogie développée par l’enseignant. Si l’orientation n’a pas été correcte, on peut demander un changement en cours d’année. Mais il faut savoir que le délai de réponse de la MDPH s’élève à quatre mois environ et dépend des places disponibles en CLIS, en UPI ou en établissement. »

Voir en ligne : Plus d’infos sur education.gouv.fr