Tout savoir sur les risques de la vie

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Pourquoi les AVS sont-ils peu nombreux à l’école au regard des besoins ?

Marie-Christine Philbert est présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant un handicap (Fnaseph) qui participe au groupe de travail mis en place par le gouvernement pour faire évoluer le statut d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) à l’horizon 2010.

« La question du nombre d’AVS est une mauvaise question. D’abord, contrairement aux idées reçues, les AVS sont nombreux dans les établissements français. Au total, ce sont près de 24 700 postes d’auxiliaire et d’emploi de vie scolaire qui sont consacrés à l’aide directe aux élèves, en sachant qu’un AVS accompagne en moyenne deux enfants handicapés.

Le problème réside plutôt dans l’utilisation des AVS. Aujourd’hui, dès qu’un enfant handicapé se présente dans une école, on réclame l’attribution d’un AVS. Or tous n’ont pas les mêmes besoins, selon qu’ils souffrent ou pas de troubles associés, par exemple. Ainsi, il est faux de dire que l’AVS est une condition sine qua non de la scolarisation, que ce soit en milieu ordinaire ou dans un établissement spécialisé. Certaines réponses peuvent être apportées par l’établissement, par l’enseignant, par ses camarades de classe. Si un enfant a besoin d’aide pour prendre ses affaires dans son cartable, faut-il vraiment un AVS ?

La deuxième difficulté est liée au statut actuel des AVS. À ce jour, les pouvoirs publics considèrent ces postes comme une solution à une problématique d’emploi. Le recrutement est ouvert à différents profils (étudiants, RMIstes, chômeurs etc.) auxquels on propose des contrats précaires et mal rémunérés (contrats d’assistant d’éducation, contrats aidés d’une durée de 6 à 24 mois). Or, cette précarité conjuguée à une absence de formation et d’encadrement débouche sur un sérieux problème qualitatif. Aussi, le problème de l’accompagnement se résoudra avec l’émergence d’un vrai statut ».

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Voir en ligne : Plus d’infos sur le site Fnaseph