Mickaël Briquet est ergothérapeute au sein du Pact Arim de Seine-et-Marne. Ce réseau associatif national de 142 antennes apporte des conseils pour l’accessibilité de l’habitat et accompagne les demandes de financements.
« Les personnes handicapées sont de plus en plus informées sur ce qu’il est possible de faire, et le matériel mis à leur disposition dans les centres de rééducation leur donne des idées.
« Beaucoup d’installations sont envisageables et finançables, dès lors qu’elles peuvent être fixées au mur ou au sol. Dans la salle de bain, on peut aménager une douche à l’italienne, sans bac, ou un bac extraplat et une rampe, un siège de douche, un robinet avec mitigeur. Ces aménagements peuvent sembler classiques, pourtant on ne pense pas toujours à nous les demander. La domotique n’est pas suffisamment connue, malgré le confort et la sécurité qu’elle apporte. La commande des volets ou l’éclairage à distance, par exemple, évitent de déranger l’entourage ou de chuter en pleine nuit parce qu’on n’a pas réussi à atteindre l’interrupteur !
« Certains obstacles sont purement psychologiques. Il arrive que des personnes récemment handicapées refusent des aménagements parce qu’elles ont le sentiment d’être suffisamment autonomes. Nous rencontrons aussi des hommes qui trouvent inutile l’installation d’un siège de douche, alléguant qu’ils se débrouillent seuls, alors que c’est leur femme qui les assiste chaque jour pour la toilette.
« Les grands oubliés sont souvent l’entourage, les membres de la famille et les autres aidants. Lorsque je visite un logement pour évaluer les besoins, je m’intéresse aux envies de la personne qui m’y invite, mais je fais aussi des propositions en vue de soulager tous ceux (professionnels ou familles) qui sont impliqués. Sans lève-malade, il est très difficile d’aider quelqu’un à se coucher sans se casser le dos. »
Article rédigé par le Magazine Déclic
L’essentiel sur les risques de la vie



